[Cybersolidaires.org] La Fédération des associations de locataires des HLM du Québec a réussi à faire reculer le gouvernement libéral sur deux points majeurs : la privatisation des HLM et la hausse des loyers de ces 65 000 logements. Dès l'été 2003, après l'annonce d'une coupure des budgets d'entretien des HLM, les membres de la Fédération se concertaient sur la bataille à mener contre les projets de réingénérie du gouvernement Charest. À la mi-septembre, des rumeurs persistantes de vente des HLM convainquent l'organisation de mettre en branle la mobilisation. Une pétition est lancée et des manifestations nationales sont annoncées. Entre le 31 octobre et le 10 novembre, les locataires de HLM tombent à bras raccourcis sur les députés libéraux; 60 dépôts de pétitions sont organisés dans autant de bureaux de comté. Début novembre, des groupes communautaires de Québec et de Sherbrooke mettent la main sur un document de la Société d'habitation du Québec (SHQ) qui analyse les répercussions de la privatisation des HLM. Il ne faut que quelques jours pour que le ministre responsable de la SHQ, Jean-Marc Fournier, réponde aux appels de la Fédération et accepte de fixer une rencontre. À l’Assemblée nationale, il déclare que la vente des HLM n'était qu'une hypothèse de travail. Le 10 novembre, la présidente du Conseil du trésor annonce que la somme maximale exigée pour le paiement du loyer en HLM sera maintenue à 25 % du revenu. Jean-Marc Doyon, président de la Fédération, n'entend pas en rester là. Il souhaite aussi l'annulation de la coupure des budgets d'entretien de même que l'injection de nouveaux fonds pour la construction de logements sociaux. Les locataires des HLM entendent également être consultés à l'avenir avant tout changement qui les concerne. La lutte se poursuit donc, notamment en décembre, au cours de la semaine d'actions nationales qu'organise le FRAPRU.

==
Extrait du numéro de décembre 2003 du journal l'Infobourg.

HLM : jusqu'à la victoire finale!