Par Stéphane Robitaille

Sur l’initiative du Conseil de quartier, différents groupes, dont le Compop, se sont réunis le 3 mars dernier pour se pencher sur le problème du manque d’espace pour les initiatives communautaires dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

La gentrification sévissant plus que jamais, peu de locaux demeurent vacants et ceux qui restent se louent à prix d’or. Un prix que ne peuvent bien évidemment pas se payer la plupart des organismes à but non lucratif. D’autant plus qu’il n’existe aucun contrôle de ces loyers, les baux étant considérés comme « commerciaux », au même titre que celui que signerait un McDo. Cela laisse les organismes à la merci des propriétaires qui s’ajustent aux prix d’un marché qui leur est plus que favorable.

Que faire? La solution la plus réaliste semble une association de différents groupes communautaires qui achèteraient conjointement un bâtiment avec l’aide de subventions du type « achat-rénovation ». C’est ainsi que le Regroupement en éducation populaire et action communautaire (REPAC), par exemple, a pu faire son nid dans le quartier Saint-Roch depuis plusieurs années. Donc, pour commencer, les groupes réunis le 3 mars ont décidé de commander une étude qui recensera les besoins des différents groupes mal logés. Cette étude servira ensuite à faire valoir l’idée d’une « maison communautaire » auprès des différents bailleurs de fonds.

Mais si l’idée parvient à faire son chemin, un problème de taille subsistera néanmoins : où trouver une bâtisse à coût accessible dans le quartier? Selon toutes les rumeurs, le patro Saint-Vincent-de-Paul deviendra bientôt un nouvel hôtel de luxe et malheureusement, il n’y avait qu’un seul presbytère dans le coin… Bref, si vous voyez quelque chose d’intéressant, faites-nous signe!

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Extrait du numéro d'avril 2003 du journal l'Infobourg.

Saint-Jean-Baptiste a besoin d’espace communautaire