Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) invite les propriétaires et les locataires à ignorer l'avis de la Corporation des propriétaires immobilier du Québec (CORPIQ) concernant les augmentations de loyer. Comme l'affirme elle-même la CORPIQ, l'ensemble des facteurs influençant la hausse des loyers ne sont pas encore connus. Ils ne seront connus qu'au mois de janvier et seront précisés par la publication des indices d'augmentations de loyer de la Régie du logement. En 2002, ces indices avaient été publiés le 22 janvier.

Par ailleurs, comme le souligne la Régie du logement, il n'y a pas de taux fixe et unique pour les augmentations de loyer. On doit tenir compte de la variation des revenus et des dépenses particulière à l'immeuble où se trouve le logement. Rappelons également qu'un propriétaire ne peut augmenter un loyer sans l'envoi, dans les délais prescrits par la loi, d'un avis indiquant la hausse demandée et le délai d'un mois dont dispose le locataire pour refuser l'augmentation proposée.

Contrairement à quelques corporations de propriétaires, le RCLALQ ne se réjouit pas de l'actuelle crise du logement. Il s'inquiète des hausses importantes de loyer constatées ces deux dernières années dans les grands centres urbains du Québec malgré l'existence de la Régie du logement. En attendant un véritable contrôle des loyers, le RCLALQ invite les locataires à refuser toute hausse de loyer abusive.

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Extrait du numéro de janvier 2003 du journal l'Infobourg.

Hausses de loyer : la CORPIQ induit le public en erreur