- Accueil
- À Propos
- Journal l'Infobourg
- Campagnes
- Rue Saint-Jean
- Urgence d'occuper !
- 30 km/h dans le Faubourg Saint-Jean-Baptiste
- Rues partagées
- Patro Saint-Vincent-de-Paul
- Tourisme et Airbnb
- Coopérative d'habitation La Contrescarpe
- (Archives) Rues partagées : rue Sainte-Claire
- (Archives) Boucherie Bégin
- (Archives) Coopérative La face cachée
- (Archives) Défendons nos logements sociaux
- (Archives) Pédaler dans le quartier
- (Archives) Circulation de transit D'Aiguillon
- (Archives) Coop l'Escalier
- Nouvelles
- Soutien aux initiatives
- Documentation

Québec, 15 mars 2026 - Profitant de l’occasion de la Journée internationale contre la brutalité policière, la Coalition pour le droit de manifester à Québec et ses allié·e·s ont pris la rue pour dénoncer les pratiques policières entretenant du profilage racial, social et/ou politique ainsi que le port de la Thin blue line sur l’uniforme des représentant·e·s des forces de l’ordre. La Coalition dénonce le refus de l’administration Marchand d’y voir un réel problème, refus qu’elle associe à une tolérance des pratiques de surveillance, de discrimination ou de surjudiciarisation de sa part. Pour la Coalition, ces pratiques sont de l’ordre de violences institutionnelles qui ciblent les personnes contestataires, racisées ou marginalisées.
Des pratiques qui intimident et punissent les personnes en situation de vulnérabilité
Dans un contexte d’augmentation importante du nombre de personnes en situation d’itinérance (927 en 2022), la Ville de Québec durcit son approche et investit dans l’embauche de 100 policiers de plus, ce qui contribue à l’augmentation du nombre de cas de profilage social des personnes en situation de pauvreté, personnes utilisatrices de drogues et celles sans domicile fixe. La Coalition s’indigne que l’administration Marchand priorise le sentiment de sécurité et l’apparence de la Ville en investissant dans les “ménages”, le resserrement des interventions qui vise à confisquer le matériel de consommation, la destruction des campements, etc. Ces actions ont un réel impact sur les personnes: “ Ça arrive qu'on voit des voitures du SPVQ faire ce qui semble être de la surveillance autour de nos locaux. Pourtant, les personnes utilisatrices de drogues viennent dans nos locaux pour prendre soin de leur santé“, nomme Ty Rousseau-Saucier de l’ADDICQ québec
Des pratiques discriminantes qui bafouent le droit à l’égalité
Depuis plusieurs années, plusieurs groupes communautaires dénoncent les pratiques policières qui viennent bafouer le droit à l’égalité et à la non-discrimination de plusieurs citoyens et citoyennes de la ville. En plus d’avoir recueilli plusieurs témoignages de personnes racisées, la Coalition a réussi à avoir les données concernant les personnes visées par des interpellations de la police... Le constat : les personnes noires et arabes ont presque quatre fois plus de chance de se faire interpeller sans motif valable. “ Nous dénonçons l’acharnement policier qui contribue à stigmatiser les minorités visibles. Les données disponibles démontrent que la majorité des crimes et délits ne sont pas commis par des personnes racisées. Pourtant, les personnes noires et arabes font l’objet de contrôles policiers d’une manière disproportionnée et répétée. Nous estimons que ces pratiques portent atteinte à la dignité des personnes concernées et contribuent à marginaliser des communautés entières en les plaçant injustement sous suspicion. De telles dynamiques fragilisent le lien de confiance entre les institutions publiques et les citoyen·ne·s qu’elles sont censées protéger. Le CLAR appelle à la construction d’une ville réellement inclusive, libérée de toute forme de violence discriminatoire “ invective Léo Fontfrède du Collectif de lutte et d'action contre le racisme (CLAR).
Des pratiques de contrôle social pour limiter la contestation
Les groupes membres de la Coalition sont également inquiets du resserrement de l’accès au droit de manifester depuis plusieurs années, entre autres par la mise en place par la Ville de Québec du règlement municipal (R.V.Q. 2817) visant à restreindre le droit de manifester au nom de la “sécurité”. La Coalition craint que les situations de profilage et d’abus soient en croissance avec l’arrivée du projet de loi 13 au provincial qui, notamment, légalisera le profilage des personnes qui pourront être fouillées sans mandat si elles sont considérées potentiellement armées. Ce projet de loi s’ajoute à celui à l’étude au fédéral (C-9) qui vient lui aussi ajouter plus de pouvoirs aux forces de l’ordre. Pour la Coalition, la conjoncture actuelle serait propice à une dérive autoritaire qui permettrait une persécution accrue des militant·e·s politiques et des personnes racisées qui sont déjà ciblées par la police.
C’est pour toutes ces raisons que les manifestant·e·s se sont fait entendre dans les rues de Québec. Les manifestants et manifestantes en ont profité pour afficher massivement des messages dénonçant les différentes formes vécues de violences policières qui viennent brimer le sentiment de confiance et de sécurité de plusieurs personnes envers les pouvoirs publics.
Facebook
Google+
LinkedIn
Twitter


