Par Anthony Cadoret, résident de la rue d’Aiguillon et président du conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste

Crédit photo : Anthony Cadoret 

Les problèmes liés au transit sur la rue d’Aiguillon sont connus, on parle souvent d’arrêts non effectués, d’excès de vitesse, de comportements dangereux envers les cyclistes, de pollution sonore et de l’air, ainsi que de congestion. Ces enjeux ont déjà fait l’objet de plusieurs mobilisations par le passé, mais, dans les dernières années, le conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste a remis cet enjeu de l’avant et, cette fois-ci, le projet de tramway pourrait tourner la situation en notre faveur.

Malgré les tergiversations des dernières années, tout porte à croire que le tramway de Québec verra bel et bien le jour et le projet amènera des changements importants dans la circulation en Haute-Ville. Les aménagements du tramway porteront le boulevard René-Lévesque à deux voies et, selon une étude d’impact produite par la Ville en 2021, c’est environ 10 000 déplacements par jour en moins qui y passeront. Une partie de ce transit serait logiquement transférée sur la rue d’Aiguillon qui, quant à elle, a déjà des périodes de congestion importantes avec 1500 à 2000 déplacements par jour environ.

Cette même étude soulève justement le risque d’augmenter le transit dans les rues résidentielles entourant René-Lévesque. Difficile de passer à côté de la rue d’Aiguillon et, en ce sens, d’inviter à mener une réflexion pour identifier des mesures d’atténuation dans ces rues. C’est ce que nous avons commencé au conseil de quartier et nous demandons à la Ville d’aller dans le même sens en étudiant les options et en mettant en place des mesures en collaboration avec la population.

Une assemblée constructive

Le 24 novembre dernier, le conseil de quartier s’est réuni pour une rencontre dont le thème portait sur le transit sur la rue d’Aiguillon. Les échanges ont été très positifs et de nombreuses solutions ont été mises de l’avant par les personnes présentes, soit une vingtaine sur place et une vingtaine en ligne.

Parmi les solutions évoquées, nous avons discuté de la possibilité d’installer une barrière ou un système de reconnaissance de plaques pour rendre impossible la traversée du quartier de bout en bout sans s’arrêter ni faire de détour. Nous avons aussi discuté d’aménagements vélo et de la mise en place de dos d’âne. Bref, des solutions qui feraient en sorte de sécuriser la rue et qui dissuaderaient les automobilistes de l’utiliser comme un raccourci pour aller ailleurs.

Toutefois, ce qui m’a marqué le plus lors de cette rencontre, c’est qu’au fur et à mesure que la discussion avançait, il semblait de plus en plus clair que les solutions existent et qu’un grand nombre d’entre elles semblent tout à fait réalistes.

Maintenant, il semblerait que les étoiles soient alignées pour régler plusieurs problèmes qui durent depuis des décennies sur la rue d’Aiguillon. Ne ratons pas cette occasion !

Transit sur la rue d’Aiguillon, c’est le moment d’agir