Québec, le 7 février 2026– Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste (Compop) organisait cet après-midi une action de visibilité visant le manque de logements sociaux dans le faubourg et dans la ville de Québec plus largement. Profitant de l’ambiance carnavalesque qui envahit actuellement la Haute-Ville, les militant·e·s se sont rassemblé·e·s sous le thème « Jouer dehors c’est bien, avoir un toit, c’est mieux! ». Accompagné·e·s d’une mascotte hivernale, les personnes présentes ont distribué des tracts, présentant les enjeux soulevés par le Compop, à la population et aux touristes. Finalement, un jeté de bannière reprenant le slogan de l’action a été fait tout près d’un symbole fort du Carnaval de Québec.

Selon l’organisme, le prétexte du Carnaval était parfait pour mettre de l’avant l’inaction des gouvernements dans les dernières années face aux crises actuelles. « Nous sommes devant une crise de logements chers jamais vue auparavant ! Seulement dans la Haute-Ville de Québec, entre octobre 2024 et octobre 2025, le prix moyen des loyers a augmenté de 100 $, pour atteindre 1 332 $. Il s’agit d’une augmentation de 8 % en 1 an. Depuis octobre 2022, il s’agit d’une augmentation de près de 29 % des loyers. Pendant ce temps, les revenus ne suivent pas la parade et le nombre de locataires risquant de se retrouver à la rue augmente considérablement. C’est scandaleux ! » a expliqué Marie-Ève Duchesne, porte-parole pour le Comité.

Les manifestant·e·s étaient accompagné·e·s, lors de cette action, d’un « Bonhomme » qui en avait lui aussi long à dire sur les enjeux. « Quand je vois l’ensemble de ces inégalités sociales qui sont présentes dans la ville de Québec, ça m’enlève le goût de célébrer l’hiver. Comme le dit le slogan, pouvoir jouer dehors c’est un véritable plaisir, quand on peut à la fin de la journée rentrer se réchauffer chez soi. Trop de personnes n’ont pas ce choix et il est important de rappeler cette réalité aux personnes qui ont le cœur à la fête ! » a ajouté un certain « Bonhomme ».

Le Comité populaire rappelle que les solutions existent pour contrer la crise de l’inabordabilité des logements. L’organisme revendique, auprès du gouvernement provincial, un programme de logement social pérenne, financé de manière stable, pour doubler le parc locatif social et le porter à 20 % d'ici 15 ans au Québec. Il invite d’ailleurs la Ville de Québec à avoir plus d’ambition pour le logement social et de doubler son objectif, passant de 500 à 1000 logements sociaux et communautaires par année.

Le Compop et « un Bonhomme » s’unissent pour dénoncer le manque de logements sociaux