(NLL) Au moment d’aller sous presse, nous n’étions pas encore fixés sur la demande d’injonction de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) qui veut interdire à la Régie du logement de publier ses traditionnels « indices d’augmentation de loyer ». L’association de propriétaires estime que la publication de ces « indices » est préjudiciable aux proprios et nuit à l’impartialité de la Régie comme tribunal administratif. Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre!

Chaque année, en janvier, la Régie du logement rend public ce qu’elle appelle ses « indices d’augmentation de loyer ». Il s’agit essentiellement du pourcentage d’augmentation de base qu’il serait « correct » d’exiger selon le type de logement. Les « indices d’augmentation de loyer » de la Régie n’ont jamais eu force de loi - il ne s’agit justement que de ça : d’indices. Concrètement, ils permettent aux locataires d’avoir un point de comparaison quand ils et elles reçoivent leur avis d’augmentation de leurs proprios. Dans un contexte de crise, de plus en plus de locataires contestent les hausses de loyer abusives. Si l’avis est plus élevé que l’indice de la Régie, le ou la propriétaire peut se trouver forcéE de justifier sa demande d’augmentation à son ou sa locataire. C’est justement ça qui indispose les membres de la CORPIQ. Ils et elles préféreraient sans doute que leurs locataires soient dans le noir le plus complet quand vient la période des hausses de loyers. Un chèque en blanc avec ça?

Les groupes communautaires rappellent quant à eux que, depuis 1980, les locataires ont le droit de refuser une hausse de loyer jugée abusive et ce, sans devoir quitter leur logement. Le Comité populaire invite d’ailleurs les locataires qui se poseraient des questions au sujet de toute hausse de loyer à communiquer avec lui au 522-0454.

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Extrait du numéro d'hiver 2005 du journal l'Infobourg.

Hausse de loyer: Les proprios en mènent large