Dans cette chronique, l’équipe du Vestiaire du Faubourg veut partager avec vous ses réflexions sur son expérience d’autogestion. Cette forme de gouvernance s’avère tellement contraire à tous nos modes de fonctionnement habituels que nous devons déployer des trésors d’imagination pour arriver à créer l’espace nécessaire pour faire place à toutes les idées, tout en demeurant un organisme capable de progresser.

En général, nous avons l’habitude d’avoir unE « boss » ou une personne responsable qui assume les décisions. Ça demande des efforts et beaucoup de discussions pour en arriver à ce que chaque personne dans notre équipe ait son mot à dire et prenne des décisions et des responsabilités sans avoir à rendre de comptes à une « autorité ». Nous avons des personnalités et des expériences différentes et nous ne voyons pas touTEs les choses de la même manière. En outre, certaines personnes d’une équipe sont plus effacées ou plus autoritaires, plus habituées à commander ou à obéir, plus dynamiques ou plus silencieuses. Sans compter qu’on a souvent besoin d’avoir quelqu’un à qui ou de qui se plaindre quand ça ne fait pas notre affaire et que ça fait du bien de chiâler contre le patron ou la patronne. Mais quand y en n’a pas?

Nous sommes donc, à ce jour, en constante évolution et nous vivons une démarche innovatrice qui nous oblige à changer nos vieilles habitudes et manières de penser pour mettre quotidiennement en pratique les principes de base de l’éducation populaire autonome, qui est fondée sur le partage des savoirs entre pairs (ou mairs), plutôt que sur un enseignement dispensé par des « spécialistes » de l’extérieur. C’est pourquoi nous devons constamment réfléchir à de nouvelles façons de gouverner notre organisme et de résoudre les conflits qui surgissent inévitablement et qui doivent être gérés collectivement. Bien que nous soyons novices dans la pratique de l’autogestion, cette situation nous donne l’occasion d’évoluer et nous profitons de l’Infobourg pour partager notre expérience avec les personnes qui fréquentent notre lieu de consommation réfléchie et celles qui lisent notre journal de quartier.

Dans un autre ordre d’idées
Au Vestiaire du Faubourg, nous recueillons les piles usagées depuis une couple de mois. Cette initiative comble un besoin dans le quartier parce que nous recevons beaucoup de piles. Patrick Tremblay, qui se charge de les apporter aux endroits qui assument le recyclage, vous signale que les piles de montres et toutes les autres petites piles rondes argentées ne sont malheureusement pas recyclables et doivent être jetées aux ordures. Nous examinons toujours les possibilités de recycler d’autres produits par l’intermédiaire du Vestiaire. Si vous avez des idées, ou si, comme Patrick, vous voulez vous charger d’un projet qui ne demande pas trop d’espace, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Nous avons présentement besoin de mitaines, gants, bottes, couvertures, draps, linges de maison, manteaux et autres vêtements d’hiver. Malheureusement, nous ne pouvons pas vendre les gants troués ou les manteaux trop usés ou trop démodés. Nous recevons de plus en plus de visites et nous vous remercions de partager nos objectifs.

==
Extrait du numéro d'automne 2005 du journal l'Infobourg.

Chronique du Vestiaire du Faubourg