Avis de recherche de témoignages : chutes sur sainte-claire

Par Sophie Pomerleau

Le 15 janvier 2020, au retour des vacances des Fêtes, je marchais dans mon quartier, Jean- Baptiste. Enfin! Au coin de la rue Saint-Jean, la rue partagée Sainte-Claire était ré-ouverte à la population piétonne qui l’emprunte, comme moi, très régulièrement, pour se rendre au centre de Saint-Roch, en basse-ville. En trois ou quatre enjambées sur le petit couloir qu’est devenue cette rue à cause des travaux sur l’ancienne boucherie, je me suis retrouvée «sur le cul» au sens propre du terme, glissant sur une grande plaque de glace vive recouverte de neige, me fracturant le poignet gauche. Résultat : un plâtre pour six semaines, du côté avec lequel l’artisane que je suis écrit et vaque à toutes ses activités de travailleuse autonome fraîchement devenue... Vous comprendrez que tous mes contrats, d’ici au 24 février, sont annulés. Je veux donc faire un recours contre la Ville de Québec, pour dommages corporels. À cause de leur négligence à entretenir cette rue piétonne très achalandée. Je sais que nous sommes nombreux et nombreuses car en parlant autour de moi j’ai déjà trouvé deux amies qui sont tombées exactement au même endroit, dans la même période, entre le 1er et le 21 janvier 2020. Vous êtes au nombre des personnes blessées? Vous voulez ajouter votre voix à la mienne? Ensemble, nous démontrerons que négligence, il y a eu. Merci de m’écrire à pomerlosophie@gmail.com pour m’en informer.

Il est difficile de se loger

Par Hélène Thibault

Il a déjà été établi que, pour vivre décemment, on doit gagner par semaine ce que nous coûte par mois notre loyer. Le salaire minimum est présentement à 12,50$/heure et à 10,05$/heure pour les employés à pourboire, les gens qui ne peuvent trouver un emploi à 25$ l’heure et plus avant impôt doivent travailler plus de 60 heures par semaine pour pouvoir se payer un studio d’une pièce et demie dans la ville de Québec et ses environs.

L’ironie est que des blocs d’appartements et condos sont rénovés ou bâtis à gros coûts et sont à des prix inaccessibles pour les gens de classe pauvre ou moyenne, classe moyenne qui finira par ne plus exister à cause du coût de la vie trop élevé. Est-ce qu’on se fiche à ce point des gens dépourvus de moyens? Québec (et ses environs) deviendra-t-elle une ville seulement habitée par des gens fortunés?

Est-ce que 20 000$ après impôt pour une personne est suffisant aujourd’hui pour vivre annuellement? Certains de vous répondront oui, et d’autres diront que cette personne devra s’acheter des vêtements dans les friperies, acheter des objets dans les marchés d’occasions ou dans les marchés aux puces, etc. À cela peut s’ajouter le coût des médicaments dont certains sont en partie payés grâce à une assurance privée qu’il lui faudra débourser de sa propre poche.

Les taxes étouffent des commerces qui doivent fermer leurs portes. Les gens veulent vivre décemment. Les seuls heureux de les payer sont ceux qui veulent faire rapidement des profits et vendent ou louent assez cher des immeubles d’habitation pour amasser le plus d’argent possible.

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Tribune du faubourg