Par Marie-Ève Duchesne
Crédit photo Fabien Abitbol

Encore une fois cette année, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste profite de la campagne électorale fédérale pour faire valoir aux candidats et candidates ses préoccupations et enjeux pour le quartier. À la lumière de ces rencontres, nous vous offrons ici un portrait des enjeux du Compop, mais également les réponses et propositions soulevées par les personnes rencontrées. Envie d’en savoir un peu plus ? C’est par ici !

Les enjeux du Compop

Le quartier Saint-Jean-Baptiste est encore en très grande partie formé de ménages locataires. Sur les 6 405 ménages dans le quartier, 4 795 sont locataires, c’est-à-dire 74,9%. En comparaison, la ville de Québec est composée de 46,6% de locataires, soit un pourcentage beaucoup plus bas que dans notre quartier. Concrètement, 16,4% des ménages locataires de Saint-Jean-Baptiste consacrent plus de 50 % de leur revenu pour se loger.* La moitié du parc de logements sociaux dans Saint-Jean-Baptiste sont financés par le fédéral.

Le réseau de transport structurant a aussi fait partie des préoccupations partagées par le Compop puisque ce dernier sera financé également par le fédéral. Sans surprise, le Comité populaire appuie le réseau de transport structurant, mais soulève des inquiétudes par rapport à ce dernier. Comment pourra-t-on s’assurer d’offrir une desserte interne pour le quartier vu que le réseau en contournera les limites ? Quels effets sur la spéculation et la gentrification, et donc sur les ménages les plus pauvres, un tel projet aura-t-il ? Finalement, comment son accessibilité financière sera-t-elle réfléchie ?

On ne peut passer sous silence les enjeux liés à la dérèglementation climatique et la perte de la biodiversité. Ce seront les personnes les plus pauvres, ici comme ailleurs, qui seront les plus durement touchées par les conséquences des îlots de chaleur, des intempéries, de la montée des eaux. Que proposeront les candidats et candidates plus concrètement dans le comté de Québec face à l’agrandissement du Port de Québec, à un possible 3e lien, aux subventions toujours présentes pour les énergies fossiles, dans un contexte de crise mondiale ?

Le Comité populaire porte aussi, plus largement, des positions féministes et antiracistes et la conjoncture actuelle pose des défis majeurs sur le climat social. Malheureusement, il aura fallu soulever lors des entretiens le droit à l’avortement comme préoccupation actuelle. Également, la loi 21 adoptée au Québec concernant le port des signes religieux qui entretient un climat raciste a aussi fait partie des éléments soulevés.

Pour terminer, le Comité populaire a profité de l’occasion pour tenter d’aller chercher des appuis à sa déclaration « Pour un réaménagement citoyen de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul ». Les candidats et candidates oseront-ils endosser cette dernière ?

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