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Crédit photo : Frédéric Côté
(La rédaction) À l’approche de la mise à jour économique du gouvernement Legault, qui a eu lieu le 25 novembre, la Coalition Main rouge, composée de groupes syndicaux, féministes et communautaires, s’est rassemblée devant le Conseil du trésor, à Québec, pour dénoncer les conséquences des compressions budgétaires et des politiques d’austérité menées par la CAQ. Plusieurs bannières ont été déployées pour visibiliser les enjeux d’éducation, de santé, de transport, de logement, en plus de tout ce qui touche à l’insuffisance de revenus. Les groupes étaient en action pour rappeler l’urgence de réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux.
Alors que le gouvernement a annoncé, tout au long de l’automne, des compressions et qu’un gel des subventions a été décrété par le Conseil du trésor, un nouvel affaiblissement du filet social et une aggravation des inégalités sont à craindre. Face à l’ampleur et la complexité des crises sociales qui frappent le Québec, des acteurs et actrices du milieu syndical, féministe et communautaire de Québec ont joint leur voix à celles de dizaines d’autres groupes du Québec qui n’ont pas hésité aujourd’hui à passer à l’action afin de réclamer un véritable changement de cap.
Les groupes féministes, communautaires et syndicaux rappellent, avec la Coalition Main rouge, qu’il existe des solutions* fiscales alternatives concrètes et équitables permettant d’augmenter les revenus de l’État afin de répondre aux besoins réels de la population et aux missions les plus fondamentales de l’État.
Réuni·e·s en point de presse, le 18 novembre, plusieurs acteurs et actrices se sont fait entendre :
« Pour le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ), la ministre et le gouvernement doivent impérativement lever toutes les conditions qui limitent le financement des services éducatifs à la hauteur des besoins des élèves. Il en va de l’avenir de nos jeunes. Réparons l’école publique ! » a déclaré François Bernier, du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec.
« Les organismes communautaires autonomes peinent à rejoindre les deux bouts et à maintenir le filet social. Un financement indexé au coût de fonctionnement réel est impératif pour continuer à offrir des services essentiels à une population de plus en plus précarisée », a ajouté Catherine Gauthier, du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN).
« De plus en plus de travailleurs et travailleuses doivent faire appel aux banques alimentaires pour se nourrir. Selon le dernier Bilan-Faim, 20,6 % des ménages qui bénéficient du dépannage alimentaire ont un emploi comme principale source de revenus. C’est sans surprise pour nous. En effet, selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques, il faudrait un salaire de 27 $ de l’heure à Québec afin de sortir de la pauvreté. À 16,10 $ l’heure, c’est évident que le salaire minimum est nettement insuffisant », a affirmé Serge Petitclerc, du Collectif pour un Québec sans pauvreté.
« La crise du logement, la pauvreté et la faim grandissante, le manque d’accès à des services de garde, les organismes communautaires qui peinent à répondre à la demande : tout ça, ce sont des enjeux de santé. Les professionnelles en soins en voient les conséquences chaque jour chez leurs patient·e·s, qui ont des problèmes de plus en plus complexes. Pour y faire face, le réseau a besoin de plus d’investissements, et non que les ressources soient détournées vers le privé. Les professionnelles en soins de la grande région de Québec sont unies pour une société qui ne laisse tomber personne » a exprimé Patricia Lajoie, du Syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN)
Partout au Québec, différents acteur·rice·s des milieux sociaux ont souligné que le respect des droits de la personne et la réduction des inégalités sociales exigent un renforcement du filet social et un financement adéquat des services publics. Le gouvernement devrait revoir ses priorités : plutôt que de multiplier les mesures antidémocratiques et les projets à courte vue, il doit assumer sa responsabilité première, soit d’assurer le bien-être de la population. Celle-ci a déjà trop souffert du désengagement de l’État et des inégalités sociales qui en résultent. Des solutions fiscales alternatives permettant d’y remédier existent et leur adoption n’est qu’une question de volonté politique.
À propos de la Coalition Main rouge
La Coalition Main rouge est un regroupement québécois de plus de 100 organisations sociales, communautaires, syndicales, féministes et étudiantes. L’objectif principal de la Coalition, formée à l’automne 2009, est de lutter contre la tarification et la privatisation des services publics, et de promouvoir la justice sociale et une meilleure redistribution de la richesse au Québec.
Ses revendications principales incluent : (1) un financement adéquat des services publics et des programmes sociaux ; (2) un meilleur accès aux services publics (santé, éducation, logement social, services de garde, etc.) ; et (3) la mise en place d’une fiscalité plus progressive, notamment au moyen d’une taxe sur le patrimoine des plus riches, pour générer des revenus supplémentaires pour l’État.
* Il est possible de consulter les alternatives fiscales proposées ici : https://www.nonauxhausses.org/alternatives-fiscales-justes-et-equitables-pour-les-finances-publiques/
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