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(La rédaction) Le 3 décembre dernier, trois groupes de défense de droits des personnes assistées sociales des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ont lancé une campagne préélectorale, visant le gouvernement provincial, afin de réclamer une hausse de l’aide sociale. Pour ce lancement, le Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec (ROSE du Nord), l’Association de défense des droits sociaux de la Rive-Sud (ADDS Rive-Sud) et l’Association pour la défense des droits sociaux Québec métropolitain (ADDSQM) ont organisé une tournée des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale.
Selon Natacha Nadeau, militante à l’ADDS Rive-Sud, « les personnes assistées sociales le savent bien, les questions de pauvreté et d’aide sociale sont souvent les questions les plus invisibles lors des campagnes électorales au Québec. Il faut s’y prendre à l’avance pour faire valoir notre point ! » Des militant·e·s, des citoyen·ne·s et plusieurs groupes communautaires alliés se sont donc rassemblé·e·s et ont embarqué dans l’autobus de campagne afin de visiter, avec un frigo vide, quatre bureaux des principaux partis politiques. Par cette action, les groupes ont voulu lancer un message clair : « Vos promesses, c’est bien beau, mais ça ne remplit pas le frigo ! »
À chaque arrêt, des militant·e·s ont pris la parole pour dénoncer le fait qu’il est impossible de vivre avec les prestations actuelles : « Comment voulez-vous qu’une personne vive avec un maigre chèque de 829 $ par mois ! C’est parfaitement ridicule quand on regarde le prix des loyers, de l’épicerie, du transport, des soins de santé et tout le reste ! On n’y arrive pas, c’est impossible de couvrir le strict minimum, les gens finissent à la rue », a expliqué Sarah Pelletier, militante à ROSE du Nord. Aucun des programmes d’assistance sociale, même le plus généreux, ne couvre la Mesure du panier de consommation (MPC) qui s’élève à 2 144 $ par mois en 2025. Malgré ses imperfections, la Mesure du panier de consommation est utilisée par le gouvernement du Québec pour mesurer le coût des besoins de base qui correspond à un niveau de vie modeste. Pas besoin d’être économistes pour en voir l’incohérence : offrir des prestations d’aide financière de dernier recours qui sont en dessous du revenu établi par leur propre gouvernement pour être en mesure de répondre à ses besoins de bases, c’est inacceptable !
Durant la prochaine campagne électorale, les partis politiques doivent reconnaître l’urgence d’agir et s’engager à augmenter les prestations d’aide sociale au moins au niveau de la MPC. De plus, ROSE du Nord, l’ADDSQM et l’ADDS Rive-Sud revendiquent que les modalités du programme de Revenu de base soient étendues à l’ensemble des prestataires d’aide financière de dernier recours. Cela permettrait entre autres à toutes les personnes assistées sociales d’avoir droit à des gains de travail plus substantiels, de pouvoir disposer d’un actif plus élevé, en particulier lors des héritages, mais aussi d’obtenir une meilleure individualisation par rapport aux ressources d’un·e conjoint·e.
« Les partis politiques doivent revoir leurs priorités. Améliorer le sort de nos concitoyen·ne·s les moins nantis, cela devrait aller de soi et être porté par l’ensemble de la classe politique québécoise », a déclaré Monique Toutant, militante à l’ADDSQM. Ce n’est pourtant pas le cas. Bien au contraire, les actes des élu·e·s politiques parlent d’eux-mêmes. Rappelons la dernière réforme, pourtant adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale à l’automne 2024, qui est venue appauvrir les familles monoparentales vivant avec un ou des enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées de plus de 58 ans. Rappelons également les propos tenus par le gouvernement caquiste sur plusieurs tribunes concernant sa réflexion en lien avec l’admissibilité à l’aide sociale pour les demandeur·euse·s d’asile. Avec une telle logique comptable aux commandes, le Québec se magasine une sacrée crise sociale. Il est plus que temps de rectifier le tir.
La tournée préélectorale organisée en décembre par ROSE du Nord, l’ADDSQM et l’ADDS Rive-Sud était une première action d’une campagne de mobilisation visant à obtenir des améliorations pour les personnes assistées sociales. Dans les prochains mois, les trois groupes entendent ne rien lâcher et multiplier les coups d’éclat afin d’obtenir des engagements quant à leurs revendications.
*À ce sujet : https://iris-recherche.qc.ca/publications/revenu-viable-2025/
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