Nicolas et son drapeau rattrapé au pas de course. Crédit photo : Vania Wright-Larin

Par Marie-Ève Duchesne et Denis Bélanger

Dans les dernières semaines, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a vu un vent de changement au sein de sa permanence. Après vingt ans de militance au Compop, dont seize comme salarié, Nicolas Lefebvre Legault a quitté vers un nouveau défi comme conseiller à l’information au Conseil central de Québec et Chaudière-Appalaches (CSN).

On peut dire que son implication dévouée dans notre journal L’Infobourg aura probablement aidé Nicolas à obtenir ce poste. En effet, depuis vingt ans, Nicolas a travaillé d’arrache-pied à la production de ce journal de quartier, à la rédaction et à la coordination du projet. Au cours de son implication, c’est à plus de 80 numéros de L’Infobourg que ce dernier aura participé. Le Comité de rédaction souhaite donc le remercier chaudement pour toute la passion transmise à travers ces nombreuses pages.

La communication a toujours été au cœur de son travail… ou presque ! Bien que désirant ardemment se pousser à la moindre sonnerie du téléphone, Nicolas aura amené le Comité populaire à se moderniser avec les réseaux sociaux. Difficile au début (oui, il fut un temps où Nicolas n’était pas trop porté sur l’informatique), c’est maintenant près de 1 700 clics sur la page Facebook qu’on lui doit. Et que dire du nombre de photos qui alimentent notre site web et notre Facebook ! Vingt ans de Nicolas au Compop, c’est plus de 30 000 photos amassées au fil du temps (certaines resteront cachées pendant bien longtemps).

Parler de Nicolas sans parler de son implication au FRAPRU serait un sacrilège ! Il n’y a pas de doute, le droit au logement, ça le passionne, ça l’indigne, ça le motive. Nicolas aura été le plus fidèle délégué au FRAPRU pendant toutes ces années. On lui compte aussi plusieurs années d’implication au conseil d’administration de ce regroupement national. Au total, on lui doit plus de 1 700 heures passées en assemblées générales, plus d’un million de pas faits lors des manifestations et une centaine de pas de course pour rattraper un drapeau du FRAPRU envolé.

Qui aurait cru, quand il a passé la porte de l’Université populaire, qu’il resterait plus de vingt ans au sein du Comité. À ce légendaire barbu qui ne l’est plus, on souhaite encore vingt ans de luttes acharnées pour les droits des travailleurs et des travailleuses syndiqués, contre les budgets d’austérité. Et si le cœur lui en dit, il y aura toujours une lutte pour le droit au logement qui sera heureuse de le compter parmi ses militantes et militants.

Ce n'est qu'un au revoir, camarade