Une centaine de militantes et de militants du FRAPRU provenant de Saguenay, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Shawinigan ont déménagé devant le bureau de Couillard à St-Félicien le 21 novembre 2014 pour revendiquer haut et fort le droit au logement.

Scène croquée à St-Félicien, devant le bureau de comté du premier ministre du Québec.

En début d’après-midi, vendredi le 21 novembre, des centaines de membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont déménagé simultanément lits, cuisinières, frigidaires, sofas et autres meubles devant les bureaux du premier ministre du Canada, Stephen Harper, à Ottawa, et du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à Saint-Félicien. Le FRAPRU veut rappeler aux deux premiers ministres leurs responsabilités à l’égard du droit au logement, à l’occasion de la Journée canadienne de l’Habitation.

Le FRAPRU réclame une hausse significative des investissements des deux gouvernements dans la construction de nouveaux logements sociaux. Selon des données publiées hier même par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), 270 340 ménages locataires québécois ont des besoins impérieux de logement au Québec, ce qui les rend éligibles à un logement social subventionné. « Ce n’est pas en finançant 3000 logements sociaux par an, comme c’est le cas présentement, qu’on va répondre à un besoin de cette ampleur », affirme Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU lors de l’action au bureau de circonscription du premier ministre Couillard, à Saint-Félicien. Elle ne cache pas ses craintes face au prochain budget libéral qui, au nom de l’austérité, pourrait même renoncer à de tels investissements.

S’adressant plus particulièrement au gouvernement Harper, le FRAPRU revendique également la prolongation des subventions fédérales aux logements sociaux existants, lorsqu’elles viendront à échéance, ce qui sera le cas pour 25 000 logements au Canada en 2015 et pour 24 000 autres en 2016. Au Québec, 2032 logements coopératifs seront affectés l’an prochain et 910 l’année suivante, ce qui se soldera par des hausses majeures de loyer pour les locataires à plus faible revenu qui résident dans une partie de ces logements.

« Dès 2016, Ottawa économisera davantage avec la fin de ses subventions à long terme aux logements sociaux existants que les 250 millions $ qu’il consacre annuellement à la réalisation de nouvelles habitations à travers le Canada. C’est honteux pour un gouvernement qui, en acceptant récemment le fractionnement du revenu des familles aux fins de l’impôt, vient de dilapider une partie de ses surplus budgétaires futurs en un cadeau fiscal pour les mieux nantis», s’indigne François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, qui était présent au déménagement à l’édifice Langevin où se trouvent les bureaux du premier ministre, à Ottawa.

Une vidéo sans prétention de l'action de St-Félicien :

 

 

 

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Logement social : le FRAPRU déménage aux bureaux de Stephen Harper et de Philippe Couillard