Seigneurie de Salaberry de la rue Saint-Jean

Le personnel demande le respect

Le 8 novembre dernier, les syndiqués de la résidence Seigneurie de Salaberry ont manifesté sur l’heure du midi pour faire entendre leurs revendications et obtenir le respect de leur employeur. Photo: SQEES-298

Par Nicolas Lefebvre Legault

Pourriez-vous imaginer qu’en 2012, en plein centre-ville de Québec, des salariés d’une résidence pour personnes âgées gagnent le salaire minimum? C’est le cas aux portes de Saint-Jean-Baptiste.

Le 8 novembre dernier, les syndiqués de la résidence Seigneurie de Salaberry, située au 20 rue Saint-Jean, manifestaient afin de faire entendre leurs revendications et obtenir le respect. La convention collective est échue depuis mai dernier.

« Les parties ne parviennent pas à s’entendre sur les clauses salariales. Nous ne demandons pourtant qu’un rattrapage, sur trois ans, afin d’atteindre la moyenne salariale nationale dans les établissements similaires. Les salaires sont si bas actuellement que plusieurs employés, notamment ceux de l’entretien ménager, sont payés au salaire minimum, soit 9,90 $ de l’heure. Il me semble que la décence demande de mieux les considérer », expliquait Louis Boudreau, conseiller syndical à la section locale 298 du Syndicat québécois des employées et employés de service (FTQ).

« Les travailleuses et les travailleurs ont la ferme intention d’obtenir une juste compensation pour leurs tâches. Ils intensifieront les moyens de pression si l’employeur ne démontre pas plus d’ouverture », a conclu Louis Boudreau.

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Extrait du numéro d'hiver 2012 du journal l'Infobourg