Le BAIL inquiet pour les ménages à faible revenu

Communiqué - Après deux années de légère détente, le marché de l’habitation s’est resserré à nouveau dans la région de Québec. Pour le Bureau d’animation et information logement (BAIL), la pénurie de logements, jumelée à une augmentation importante du coût des loyers, laisse craindre le pire pour les ménages locataires, tout particulièrement ceux à faible revenu.

Taux d’inoccupation en baisse

Après avoir atteint 1,6 % à l’automne 2011, un sommet depuis le début de la crise du logement en 2000, le taux d’inoccupation est redescendu ce printemps à 0,7 % dans la RMR de Québec, selon le Rapport sur le marché locatif réalisé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), dont les résultats ont été rendus publics récemment.

À Québec, aucune catégorie de logement n’est épargnée par la sévère pénurie. Les taux d’inoccupation sont très bas, tant pour les petits logements (0,9 % pour les studios et 1 % pour les logements avec une chambre à coucher) que pour les plus grands (0,6 % pour les logements de deux chambres à coucher et 0,7 % pour ceux de trois chambres et plus). Les personnes seules et les familles sont ainsi autant à risque d’éprouver des difficultés. Il est à noter que le taux d’inoccupation a connu sa diminution la plus marquée dans les studios, passant de 3 % au printemps 2011 à 0,9 % en 2012.

Loyers toujours trop chers

De plus, les données de la SCHL confirment qu’il en coûte trop cher pour se loger à Québec. Le prix d’un logement de deux chambres à coucher est passé de 711 $ à 725 $ entre 2011 et 2012, plaçant Québec en deuxième position pour le coût élevé des loyers, derrière Gatineau.

Cette hausse de 2 %, bien supérieure aux estimations annuelles de la Régie du logement, démontre, une fois de plus, que les propriétaires immobiliers ont tendance à augmenter abusivement les loyers. Cette tendance, constatée depuis plusieurs années par le BAIL dans son travail d’intervention auprès des locataires, incite le groupe à revendiquer un contrôle universel et obligatoire du coût des loyers. Outre la rareté, le prix des loyers reste la principale entrave à l’accès au logement.

Des mesures d’urgence pour les ménages à risque de se retrouver à la rue

Devant ces constats inquiétants, le BAIL tient à informer les locataires de Québec à la recherche d’un logement que des mesures d’urgence sont mises en place pour les aider en cas de besoin. Il faut contacter l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ) au 418-780-5211. D’un même souffle, le BAIL invite la Ville de Québec et l’OMHQ à publiciser davantage ce service afin de s’assurer que tous les ménages dans le besoin soient informés adéquatement de son
existence.

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Extrait du numéro d'été 2012 du journal l'Infobourg

Baisse du taux d’inoccupation et augmentation des loyers