Logement

Présentation du travail du comité sur le logement

La crise du logement qui continue de sévir, parce qu’elle encourage la gentrification et fait pression à la hausse sur les loyers, est sans doute la plus grande menace au caractère résidentiel et populaire du quartier Saint-Jean-Baptiste. C’est pourquoi les membres du groupe ont choisi d’en faire une priorité depuis le début des années 2000. Cela passe, bien sûr, par un service d’aide et de référence sur les droits et les recours des locataires et par la lutte pour augmenter le nombre de logements sociaux (ex.: les projets de coopérative l’Escalier et La face cachée). Comme cette lutte dépasse largement les frontières du quartier et que l’union fait la force, le Comité populaire participe activement aux luttes du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un organisme pan-québécois qui se consacre aujourd’hui à la lutte pour le droit au logement.

Priorités 2012-2013

Extrait du Plan d'actions 2012-2013 adopté lors de l'assemblée générale du 8 novembre 2012.

  • Que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste poursuive son implication active au FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain).

  • Que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste poursuive son travail d’information sur les droits des locataires et mène une campagne contre les conversions de logements locatifs en copropriétés.
  • Que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste accompagne les membres de la Coopérative d’habitation La face cachée dans leurs démarches.
  • Que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste revendique la réalisation d’au moins 100 nouveaux logements sociaux dans le quartier d’ici la fin du présent mandat de l’équipe Labeaume.
  • Que le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste fasse campagne auprès du gouvernement fédéral pour préserver les logements sociaux existants, en prévoyant des budgets suffisants pour assurer leur maintien en bon état et les subventions versées aux ménages à faible revenu.

Cabane à sucre à saveur sociale dans Saint-Jean-Baptiste

Québec, 7 avril 2013 - Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a organise aujourd'hui une cabane à sucre au parc Berthelot pour discuter d'enjeux de quartier avec la population locale.

Fin des subventions fédérales aux logements sociaux existants

Le FRAPRU visite les bureaux des ministres conservateurs

Une fleur pour le ministre from Comité populaire SJB on Vimeo.

(26 mars 2013) Des dizaines de membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain ont visité ce matin les bureaux des ministres conservateurs Christian Paradis, Steven Blaney [photo] et Denis Lebel, situés respectivement à Thetford-Mines, Lévis et Roberval, à l’occasion de manifestations surprises. C’est pour réclamer que le gouvernement Harper annonce, de toute urgence, la prolongation des subventions versées aux locataires à très faible revenu qui demeurent dans 127 000 logements sociaux à travers le Québec que le FRAPRU a décidé d’organiser ces actions.

L’autre visage de Québec : un dossier des groupes membres du FRAPRU à Québec

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À en croire les médias et les politiciens, Québec va bien. Presque trop bien. Les emplois sont nombreux, les propriétés prennent de la valeur, les mises en chantier sont abondantes.

Le dossier que vous avez entre les mains a été construit à partir des présentations de 22 organismes et d’une douzaine de locataires de la région qui ont accepté de témoigner le 5 novembre dernier lors du passage à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement. Vous y découvrirez l’autre visage de Québec. Celui d’une ville aux prises avec une pénurie de logements locatifs depuis plus de dix ans, une spéculation galopante et une surabondance de condos. Une ville où les pauvres se font tasser dans les coins et où il est de plus en plus difficile de faire respecter le droit au logement.

Au sommaire (HTML) :

Pénurie envahissante

On le sait, Québec vit une sévère crise du logement depuis plus de dix ans maintenant. Son taux de logements inoccupés n’a jamais dépassé 2 % depuis l’an 2000, alors que le taux d’équilibre se situe à 3 %. Ce que l’on sait moins, et que la diversité de groupes présents à la Commission populaire itinérante a permis d’illustrer, c’est que la pénurie affecte tout le monde, partout.

Pauvreté et exclusion

Urgences sociales

Contrairement à la croyance populaire, la pauvreté est présente sur l’ensemble du territoire de la ville de Québec, tant dans les quartiers centraux que dans les banlieues et touche environ 10 % de la population. Des groupes de la plupart des quartiers sont venus témoigner essentiellement de la même réalité : les loyers sont partout trop chers et les gens n’arrivent pas. Il manque cruellement de logements sociaux. Sous ce portrait général se trouvent toutefois des situations spécifiques qui relèvent carrément de l’urgence sociale.

Discrimination et déni de droits

La crise du logement permet aux propriétaires d’être particulièrement sélectifs dans le choix de leurs locataires, un ancien itinérant soulignant même que l’apparence physique jouait un rôle non négligeable lors d’un entretien de location.

Gentrification

Des condos qui poussent comme des champignons

La gentrification des quartiers centraux et le fait que les gens des classes populaires « se font chasser » préoccupent plusieurs organismes de la région.

Logement social

Un modèle essentiel, insuffisant… et imparfait

S’il y a un consensus qui se dégage du passage à Québec de la Commission populaire itinérante sur le droit au logement, c’est sur l’importance du logement social. Tout le monde a souligné qu’il n’y en avait pas assez et qu’en conséquence, il fallait en construire plus. Un locataire a témoigné avoir attendu dix ans sur une liste d’attente de HLM ou d’autres logements subventionnés avant d’avoir finalement un logement dans une coopérative. « Il y a des condos, mais pas du logement auquel on aurait accès. Ça prend des logements sociaux », a dit une locataire « à petit budget » de la Haute-Saint-Charles.

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