Aménagement urbain
Par Nadine Davignon
Pour le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste
Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste demande à la Ville de Québec d'exproprier le terrain du Patro Saint-Vincent-de-Paul et de l'église du même nom. Depuis maintenant plusieurs mois, l'ilot du Patro reste abandonné par son promoteur, Jacques Robitaille, propriétaire du Palace Royal situé tout près. La question de la conservation du patrimoine est au coeur du litige, Jacques Robitaille ayant négligé de prendre soin du seul élément architectural qu'on lui exigeait de préserver: la façade de l'église. Après maintes tergiversations, cet espace situé à la limite de notre quartier doit trouver rapidement une vocation. Or, les données statistiques sur le logement parlent d'elles-mêmes: le taux d'inoccupation à Québec est l’un des plus bas de la province, ce qui signifie que la demande de logements, surtout de logements abordables, est énorme. Notre connaissance de la problématique du logement nous amène à demander à la Ville de Québec de procéder à l'expropriation de l'un des derniers terrains disponibles pour la construction de logements au centre-ville. D'ailleurs, manque-t-il vraiment d’hébergement touristique à Québec? (Selon l'étude sur la performance du secteur de l'hébergement de Tourisme Québec, le taux d'occupation moyen durant l'année 2006 aurait été de 55%.). Cette option profiterait à beaucoup plus de citoyens et citoyennes que la construction d'un x-ième hôtel.

(Photo: Action d'Aiguillon)
Le 20 juin dernier, le comité «Action d'Aiguillon» a mené une action de sensibilisation à la circulation de transit sur la rue du même nom. Une trentaine de résidantEs ont ralentit le trafic au coin de l'école primaire en distribuant des tracts aux automobilistes (cliquez pour lire le recto ou le verso du tract). C'est la deuxième mini-action de la sorte sur cette rue.
==> Le photo reportage d'Action d'Aiguillon
--- Communiqué de presse --- Pour diffusion immédiate ---
Circulation de transit sur la rue D’Aiguillon :
Une nouvelle manifestation des résidant-es
Québec, le 20 juin 2008 – Un mois jour pour jour après le dépôt de leur pétition au Conseil municipal, devant le silence et l'inaction des autorités municipales responsables de la circulation, les résidants de la rue D'Aiguillon, accompagnés de parents d'enfants qui fréquentent l'école Saint-Jean-Baptiste et de résidants du quartier manifesteront de nouveau aujourd'hui à compter de 15h30. La manifestation prendra place au coin des rues Deligny et D?Aiguillon.
Les résidants sont exaspérés par la circulation de transit sur la rue D’Aiguillon, qui implique les automobiles ayant un point de départ et un point d’arrivée hors du quartier. Rappelons que le 20 mai dernier, les résidants de la rue D’Aiguillon, déplorant l’inaction de la Ville dans ce dossier depuis plusieurs années, ont bloqué la rue pendant quelques minutes le matin à l’heure de pointe, afin de sensibiliser les automobilistes et de distribuer des feuillets explicatifs. Le soir même, ils ont déposé au conseil municipal une pétition signée par 164 résidants de la rue, demandant à la Ville et à sa division des transports de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour mettre fin à une situation devenue intolérable.
Québec, le 20 mai 2008 – Les résidants de la rue d’Aiguillon sont exaspérés par la circulation de transit et l’inaction de la Ville dans ce dossier depuis plusieurs années. Soutenus par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, ils déposeront à la séance du conseil municipal de ce soir une pétition signée par 164 résidants de la rue, demandant à la Ville et à son Service des transports de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour mettre fin à une situation qu’ils jugent intolérable.
==>Mini Photo reportage
Opinion
Par Caroline Mongeau
Résidante de la rue D'Aiguillon
Monsieur le Maire,
Par erreur, mauvais jugement ou autre, les erreurs sont humaines, une autoroute, soit l’autoroute Dufferin-Montmorency entre directement dans le centre-ville de Québec. J’ose dire par erreur car dans la majorité des grandes villes que j’ai visitées, les autoroutes contournent les villes en périphérie, (ex : Montréal,Paris…) ce qui empêche les automobilistes de prendre nos rues ou ruelles (à Québec nos rues sont parfois si étroites) pour des bretelles d’autoroutes!
J’en prends pour preuve la rue D’Aiguillon qui se voit surtout à partir du printemps et ce jusqu’en novembre littéralement prise d’assaut par les automobilistes. Les enfants qui traversent cette rue pour se rendre à l’école, avec l’aide du brigadier scolaire, se font régulièrement klaxonner par des automobilistes trop pressés! Et nous, résidents, n’existons plus. Les automobilistes sont rois et maîtres car ils sont sur une autoroute. La vitesse de ces voitures lorsqu’elles tournent sur D’Aiguillon venant directement d’Honoré-Mercier frise la vitesse tolérée sur une autoroute, hors nous sommes une petite rue de quartier qui n’a pas la configuration voulue pour accueillir tout ce flot de véhicules, à ces vitesses folles! Il y a 5 ans, Monsieur, j’avais demandé à la ville un Arrêt (Stop) au coin de D’Aiguillon et St-Augustin afin de rendre service aux nombreuses personnes âgées habitant dans un logement social situé sur ce coin de rue, personnes se déplaçant souvent difficilement à l’aide d’une cane, d’une marchette ou en chaise roulante. Et je mets au défi toute personne de traverser ce coin de rue aux heures de pointe : c’est presqu’à vos risques et périls!
Opinion
Par Guillaume Charest-Hallée
Résident de la rue D’Aiguillon
J’habite le quartier St-Jean-Baptiste depuis 2 ans et je m’y plais profondément. C’est un quartier à dimension humaine où sont accessibles une multitude de services à seulement quelques pas de chez soi. Sa localisation centrale et sa plus forte densité font en sorte qu’il est naturel et souhaitable de s’y déplacer à pied, en vélo et en transports en commun. Bref, le faubourg St-Jean-Baptiste est un des rares quartiers de Québec où vivre sans voiture vous facilite la vie au lieu du contraire. Pourtant, le quartier reçoit plus que sa part de voitures, ce qui en réduit passablement la qualité de vie. Le problème n’est pas tant la faute des automobilistes demeurant dans le quartier que de ceux qui ne font que le traverser en espérant sauver quelques secondes par les raccourcis que sont certaines rues résidentielles. La rue D’Aiguillon en est un exemple éloquent. Cette circulation de transit, qui prend l’allure d’un cordon continu de voitures pendant les heures de pointe, ne fait que dégrader notre milieu de vie en le rendant moins sécuritaire, plus bruyant et plus sale. Je ne suis pas le seul à en être témoin, plusieurs gens du quartier partagent ces constats. Qu’entend faire la Ville par rapport à ce problème ? Ça fait des années que le problème est connu, des consultations publiques ont eu lieu en 2004 et une solution a même fait l’objet d’une résolution au Conseil de ville. Depuis ce temps là, rien n’a changé et il ne semble pas y avoir de changement à l’horizon ! On aime bien lancer des belles paroles de développement durable, ça fait dans l’air du temps et ça sonne vertueux. Mais au-delà de ce discours creux, pas question de prendre des mesures efficaces pour réduire l’utilisation de la vache sacrée la voiture dans des milieux qui ne sont juste pas fait pour servir d’artère de transit. La mollesse des décideurs et leur abdication au « tout voiture » sont tout simplement pathétiques !
Marre de la circulation de transit !

(Photo: Action d'Aiguillon)
 La 3ème édition de la Cabane à sucre aura lieu samedi le 26 avril 2008 entre 13h00 et 16h00.
Par Nadine Davignon
Bruit, pollution, danger pour les piétons et les cyclistes, ce n’est pas compliqué, le transit automobile est insupportable pour bien des résidants-es du quartier. Voici les résultats de la mise en commun des idées de plusieurs personnes qui ont imaginé et amené des solutions au transit, notamment lors d’une séance publique tenue le 13 novembre dernier par le comité aménagement du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste.
Quantité et vitesse
Le nombre de voitures qui traversent le quartier aux heures de pointe en témoigne, nous sommes bel et bien en face d’un cas de transit. Les résidants-es de la rue d’Aiguillon sont les plus touchés-es. Pour économiser quelques secondes, les automobilistes empruntent cette rue résidentielle au lieu de passer par le boulevard René-Lévesque, pourtant prévu à cette fin. Ils dépassent souvent la vitesse permise, qui est par ailleurs déjà trop élevée pour les étroites rues du quartier. Les rues Turnbull, St-Augustin et Lavigueur sont elles aussi touchées, plus spécialement entre 15h30 et 17h30.
Par Guillaume Charest-Hallée
La Ville de Québec a tenu en novembre des consultations publiques concernant le Plan directeur du réseau cyclable (PDRC) qu’elle entend adopter. Le PDRC est un document de planification qui balisera le développement cyclable au cours des dix prochaines années, d’où l’importance qu’il soit représentatif du souhait des citoyens.
Le PDRC a comme principal objectif le développement d’un réseau cyclable intégré, à la fois récréatif et utilitaire. La Ville privilégie l’augmentation des déplacements à vélo en consolidant le réseau cyclable actuel, réseau en bonne partie parallèle au réseau routier favorisant l’automobile. Selon cette logique, les automobilistes ont leur réseau, les cyclistes ont le leur. (voir carte PDRC zoomée sur le quartier). Dans le faubourg, les rues ciblées pour l’extension du réseau cyclable sont toutes peu achalandées par les voitures, ce qui laisse croire que la Ville ne souhaite surtout pas changer les habitudes des automobilistes. Pourtant, la Ville dit vouloir diminuer l’usage de l’automobile et tripler d’ici dix ans la part modale du vélo pour les déplacements courts et réduire les coûts économiques, environnementaux, sociaux et de santé par l’usage du vélo. Si la Ville veut vraiment atteindre ces objectifs, on doit contraindre l’usage de l’automobile, parallèlement à l’amélioration des déplacements en vélo dans le quartier.
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