(La rédaction) Alors que la SCHL publiait à la fin novembre le Rapport sur le marché locatif, force est de constater que la diminution des loyers à Québec, évoquée comme une possibilité au début de l’automne dans certains médias de la région par la SCHL, n’aura finalement pas eu lieu. Au contraire, le Bureau d’animation Information logement (BAIL) constate que la hausse du taux d’inoccupation dans la région de Québec n’aura en rien freiné la flambée du prix des loyers.

Les loyers les plus chers

La région métropolitaine de recensement de Québec est l’endroit dans la province où les loyers sont les plus chers. Le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher est de 808 $, une augmentation de 56 % depuis 2001. « Il y a beau avoir plus de logements à louer, les locataires continuent à être étouffés par les hausses de loyer », indiquait dans un communiqué Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au Bureau d’animation et information logement (BAIL).

Pénurie de logements familiaux

Dans les quartiers centraux de Québec, le taux d’inoccupation des logements de trois chambres et plus est inquiétant. « Avec un taux d’inoccupation d’à peine 1,7 % dans la Haute-ville, on est toujours en situation de pénurie de logement », souligne monsieur Carmichael. De plus, le loyer moyen, extrêmement élevé, en Haute-Ville est de 1 224 $ par mois, ce qui explique la difficulté pour les ménages avec enfants de se loger.

Pour un contrôle des loyers

Pour contrer les augmentations abusives de loyer, l’organisme de défense des droits des locataires réclame le contrôle universel et obligatoire des loyers. Il interpelle le ministre responsable de l’Habitation, monsieur Martin Coiteux, afin que ce dernier mette en place des mesures pour protéger les locataires.

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Extrait de l'édition de décembre 2016 du journal l'Infobourg

Flambée des loyers à Québec : et ça continue !