Québec, 2 décembre 2016 – En début de semaine, Le Soleil nous apprenait que le promoteur Jacques Robitaille s’était inscrit au registre des lobbyistes. Il veut ainsi faire les «démarches auprès de la Ville de Québec en vue d'obtenir un permis de construction et d'occupation pour permettre l'érection d'un projet mixte d'hôtel et d'unités d'habitation au 800-816 côte d'Abraham à Québec, en vertu de la règlementation municipale en vigueur». Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste réitère son opposition à tout projet d’hôtel sur ce terrain et s’oppose donc à l’obtention d’un tel permis.

Pour le Comité populaire, Jacques Robitaille n’a plus de droit de regard sur le terrain de l’ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul. « Ça fait dix ans qu’il ne se passe rien sur ce terrain, presque vingt ans qu’il en est le propriétaire. Pour nous, il est clair que le promoteur actuel a eu sa chance et que ce terrain devrait maintenant revenir à la communauté. Il y a des limites à la nonchalance ! », s’indigne Marie-Ève Duchesne, permanente du Comité.

À quand le PPU de la Ville ?

En septembre dernier, la Ville de Québec annonçait la réouverture du programme particulier d’urbanisme (PPU) de la Colline afin d’ajouter des dispositions et des objectifs liés au développement de certains sites, dont le site de l’ancien Patro. Le Comité populaire presse le maire Labeaume d’entamer cette démarche avant d’octroyer quelque permis que ce soit, démarche qui obligerait cette dernière à faire un processus de consultation auprès des citoyens et des citoyennes. « Il s’agit d’un site où des conditions particulières doivent être respectées puisqu’il fait partie du patrimoine de l’UNESCO. Rien ne nous indique pour le moment que le promoteur serait prêt à respecter quoi que ce soit. Ce sera à la Ville de nous démontrer si elle préfère s’aplaventrir devant les intérêts privés d’un promoteur ou répondre aux besoins de la communauté », ajoute Nicolas Lefebvre Legault, aussi permanent du Comité.

Un hôtel : c’est non !

En octobre dernier, le Comité populaire révélait les résultats d’un sondage où 91% des répondant-e-s affirmaient ne pas vouloir d’un hôtel sur le site. « Pour nous, le message reste le même : un permis qui incluerait un projet d’hôtel, ça ne passe pas. Si Jacques Robitaille ne veut pas l’entendre, il ne reste qu’une seule solution : l’expropriation », ajoute Madame Duchesne. Réalisé d’avril à juillet 2016, près de 400 réponses avaient été obtenues dans ce sondage.

Un permis pour un hôtel : c’est non !