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Soyons solidaires de la grève étudiante
Bien sur, ça prends des sous pour financer l'éducation. Les étudiantes et les étudiants doivent faire leur juste part pour payer leur éducation mais après leurs études, via l'impôt, pas pendant, en étant forcé de travailler au point de nuire à leurs études, et surtout pas par un surendettement (14 000$ de dette, en moyenne, pour un bac de trois ans c'est clairement trop). Avec la Coalition régionale opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, nous avons signé une déclaration d'appui à la lutte étudiante (voir plus bas). Le 1er mars, nous serons dans la rue pour une action de solidarité (un «comité d'accueil des mouvements sociaux» pour la manifestation nationale des grévistes à Québec). Toutes les personnes solidaires sont d'ailleurs invitées à se joindre à nous (rendez-vous à 13h30 au Centre Lucien-Borne). Déclaration d’appui à la lutte étudiante Nous, les groupes membres de la Coalition de Québec et Chaudière‐Appalaches opposée à la privatisation et à la tarification des services publics, revendiquons le retrait des hausses de frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire à tous les niveaux d’enseignement. Nous déclarons notre appui aux étudiants et aux étudiantes qui s’organisent pour dénoncer et combattre les hausses prévues dans le dernier budget du gouvernement libéral de Jean Charest. Nous entendons les soutenir vigoureusement dans leur mobilisation et encourageons l’ensemble de la population à appuyer cette lutte qui nous concerne tous et toutes. L’accessibilité s’avère un maillon essentiel afin de soutenir le développement des sociétés et des individus et sert de fondement pour bâtir une société éclairée et épanouie. Lors du dernier budget, le gouvernement Charest a décrété une nouvelle hausse des frais de scolarité de 1,625 $. En incluant les frais afférents, la facture étudiante grimpera à plus de 4,700 $ en 2016. Les étudiantes et étudiants n’auront jamais autant déboursé pour fréquenter l’université depuis 1972. Nous dénonçons cette atteinte à l’accessibilité pour toutes et tous. L’épaisseur du portefeuille et le milieu socioéconomique ne devraient en aucun cas limiter l’accès aux études postsecondaires. Une seule personne qui doit renoncer à poursuivre ses études pour des questions d’argent constitue une personne de trop. Nous rejetons le discours gouvernemental qui prétend que des compressions budgétaires et une tarification accrue n’ont pas d’impact sur les services à la population étudiante et sur l’accessibilité de façon générale. Rappelons que 80% des étudiantes et des étudiants travaillent pendant leurs études et, malgré cela, ils et elles doivent majoritairement s’endetter en moyenne pour un montant de 14 000$ venant ainsi hypothéquer leur vie professionnelle et sociale. Assurer l’accessibilité pour toutes et tous constitue un investissement qui bénéficie à notre société et à la collectivité. C’est le choix de valoriser l’accès au savoir. C’est le choix d’assurer une meilleure justice sociale. C’est le choix de la solidarité dans un monde inclusif. C’est notre choix ! ----- La Coalition de Québec Chaudière-Appalaches opposée à la privatisation et à la tarification des services publics réclame un régime fiscal progressif et équitable et lutte, à court terme, pour le retrait de la contribution santé et contre les hausses des frais de scolarité ainsi que les hausses annoncées des tarifs d’hydroélectricité. ----- Les organisations signataires :
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