Politique locale

Analyse post-électorale

Par Nicolas Lefebvre Legault et Etienne Grandmont

Ça y est, la Ville de Québec s’est donnée un nouveau maire. Le 2 décembre dernier, Régis Labeaume a été élu avec une confortable majorité de 59% contre 32% pour Ann Bouget. Cette victoire éclatante peut lui donner l’impression d’avoir les coudées franches pour diriger la Ville, mais il devra s’en méfier s’il veut pouvoir gouverner tranquille… Retour sur la campagne électorale et analyses maison.

Solidaire
Contrairement à ce que certains-es pourraient penser, la victoire de Régis Labeaume n’est pas une catastrophe nationale. Malgré l’appui dégoulinant de la radio-poubelle, il n’est ni plus à droite, ni plus à gauche que sa principale concurrente. Selon François Bourque, du Soleil, le nouveau maire de Québec se définit même comme un «social-démocrate en colère».

Analyse : La dérive d’Ann Bourget

Par Nicolas Lefebvre Legault

Ça se confirme, les gens de Québec auront le choix entre la droite, la droite et... la droite pour la mairie de Québec. Même si elle n’ose utiliser ce mot, encore tabou dans son parti, Ann Bourget se positionne dans un drôle de coin de l’échiquier politique depuis la mort d’Andrée P. Boucher.

L’héritière de la mairesse...
Aussi incroyable que cela puisse paraître, la chef de l’opposition au conseil de ville se présente dans ses déclarations comme une héritière d’Andrée P. Boucher. «Le plus bel hommage à rendre à Mme Boucher, ce serait de continuer. On partage ses objectifs, dans mon cas depuis la course à l’investiture du Renouveau municipal», a-t-elle déclaré, le 4 septembre dernier, à un scribe anonyme d’un quotidien en lock-out.

Le candidat à vélo

Par Nicolas Lefebvre Legault

Pierre Bernier, alias Pierrot Vélo, se présente comme candidat à la mairie de Québec. Qu’est-ce qui a bien pu pousser une personnalité bien connue du faubourg à faire le saut? L’Infobourg a voulu en savoir plus.

Pas Rhino
À priori, la plupart des gens pensent spontanément à une blague quand ils savent que Pierrot Vélo –c’est son nom de mime depuis plus de 20 ans– se présente à la mairie. Pourtant, le principal intéressé jure que non. «C’est pas rhino, c’est vélo! Ma candidature est tout à fait sérieuse, nous dit-il en entrevue. Ça fait 30 ans que je montre l’exemple et que je me bats pour le vélo utilitaire. Les élections me fournissent une belle tribune, l’occasion de dire «Youhou! On est là» et de poser un geste positif.»

Maire ou PDG?

Tous les candidats à la mairie de Québec sont atteints de gestionite aiguë

Par Nicolas Lefebvre Legault

Il aurait été trop injuste de ne critiquer que la candidate du Renouveau municipal de Québec. Pourtant, que dire des «autres» sinon qu’ils nous semblent globalement peu intéressants, pour ne pas dire… insignifiants.

Qu’ont-ils dit de significatif qui permettrait de les
distinguer les uns des autres? Ils se veulent tous rassembleurs et se présentent tous comme de bons gestionnaires. Et c’est bien ça le problème: ils ne veulent que gérer la ville. Ils n’ont pas d’autres projets à présenter à la population que celui de rationaliser les dépenses.

Des toits verts comme des 20 «piastres»

Par Étienne Grandmont

L’environnement, en raison de l’urgence de sa protection, a la cote auprès de tout un chacun. Les politiciens, les entreprises, les ONG, tous se font du capital sur son dos. Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, du moment que les bras suivent les babines. Malheureusement, si personne à la Ville de Québec ne semble être contre la vertu, il apparaît que cette vertu soit réservée à certaines catégories de personnes «méritantes».

En effet, la Ville de Québec a récemment investi plusieurs centaines de milliers de dollars dans les mesures vertes au cours des dernières années: achat de véhicules hybrides, subventions pour l’achat de compostières privées, toiture végétalisée et système de géothermie à la bibliothèque de Charlesbourg, plan de gestion des matières résiduelles, plan de réduction des gaz à effet de serre, etc. On recommence même à parler du tramway! Où est le problème? Le hic, c’est que l’argent ne semble être au rendez-vous que quand ça rapporte politiquement.

Hébergement touristique - Quel développement pour quel quartier ?

Par Nicolas Lefebvre Legault

Récemment, le Comité populaire était sollicité par le conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste pour soumettre une opinion sur le développement de l’hébergement touristique dans le faubourg. L’organisme a donc écrit une lettre, dont l’Infobourg a obtenu copie (!), dans laquelle il explique son opposition à l’augmentation du nombre de chambres dans les couettes & café du quartier.

Le risque de touristification
Jadis, le «Vieux-Québec» était un quartier habité. Il y avait autrefois, à l’intérieur des murs de la vieille ville, un quartier vivant, très densément peuplé. Aujourd’hui, il n’y reste plus qu’un décor de carton-pâte et environ 2000 résidants-es. Que s’est-il passé? À la faveur de la rénovation urbaine et de son mythique étalement, des institutions traditionnelles, comme l’Université Laval, ont déserté le secteur, le dévitalisant. La «touristification» a fait le reste. C’était il y a à peine quarante ans.

Communiqué - agression homophobe - La communauté gaie de Québec réagit

Québec, le 13 juillet 2007 - La communauté gaie de Québec condamne vertement l’agression homophobe qu’a subie un jeune dans la nuit du 1er au 2 juillet dernier à Place d’Youville. Nulle personne dans notre société de droit ne peut se permettre un tel geste impunément.

Nous soutenons le jeune Philippe qui a eu le courage d’aller sur la place publique pour dénoncer cet acte sordide et barbare à son endroit. Du même souffle, nous souhaitons ardemment que les forces de l’ordre de la Ville de Québec mettent tout en œuvre pour démasquer les agresseurs.

GLBT Québec inc., qui œuvre dans la lutte contre l’homophobie en présentant au grand public des activités comme le Festival d’art gai de Québec et la Fête Arc-en-ciel, s’indigne devant un comportement aussi haineux qui ne peut être issu que de l’ignorance.

Analyse post-électorale - Le village gaulois de Québec

«Taschereau n’est pas un bastion souverainiste, c’est un bastion de gauche!»
- Agnès Maltais, le soir des élections (citée dans les «grands» journaux)

Par Nicolas Lefebvre Legault

La montée de la droite s’est arrêtée aux portes de notre circonscription. Dans Taschereau, notre comté, le candidat libéral s’est écrasé, l’adéquiste a plafonné et la péquiste s’est maintenue. Mieux: Agnès Maltais augmente sensiblement sa majorité même si les tiers partis doublent leurs appuis. Tel un irréductible village gaulois, le centre-ville échappe à la droite libérale et adéquiste. On a eu chaud mais l’honneur est sauf!

Élections 2007 - Circonscription de Taschereau - Un château fort péquiste?

Par Nicolas Lefebvre Legault et Yves Gauthier

L’affaire est entendue. Dans les grands médias: Taschereau, notre comté, est une forteresse péquiste et Agnès Maltais devrait être réélue sans difficultés. Pourtant, une analyse plus fine des chiffres et une connaissance du terrain nous indiquent que rien n’est moins sûr.

Analyse
Contrairement à «l’analyse» des médias de masse, qui présentent Taschereau comme un château fort péquiste, les chiffres montrent un comté en pleine mouvance politique. Entre 1998 et 2003, la majorité d’Agnès Maltais s’est réduite du tiers, passant de 2534 à 1690 votes. Au même moment, le pourcentage des votes accordé au PQ est passé de 47% à 39% et celui des libéraux, de 36% à 34%. La différence majeure, c’est le vote adéquiste, qui est passé de 13% à 20%. Le plus inquiétant pour les péquistes, c’est que les chiffres semblent indiquer que l’ADQ est le parti qui a fait le mieux chez les 8000 électeurs et électrices ajoutés-es à la circonscription de Taschereau en 2003. En effet, quelque 43% d’entre eux et elles ont voté ADQ lors de cette élection.

Élections 2007 - Entretien avec des candidat-es du comté

Nous avons rencontré des candidat-es qui se présentent dans le comté de Taschereau pour savoir qui sont ces hommes et ces femmes, quelles sont leurs idées et leurs priorités. Malheureusement, au moment de faire les entrevues, les candidats libéraux et écolos n’étaient pas encore désignés.

Par Nicolas Lefebvre Legault

Serge Roy, de Québec solidaire, habite le comté depuis plus de 40 ans, c’est un syndicaliste à la retraite. De 1996 à 2001, il a occupé la présidence générale du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ). Depuis sa « retraite », il milite activement dans les réseaux de la gauche sociale. Agnès Maltais, du Parti Québécois, habite le quartier depuis un peu plus de 30 ans, c’est une femme de théâtre engagée. Elle a œuvré à la troupe féministe Les Folles alliées, a dirigé le Théâtre Périscope et La Bordée. Léger détail : depuis 1998, c’est la députée de Taschereau! Caroline Pageau, finalement, s’est beaucoup promenée, elle vient de Québec mais n’habite le comté de façon permanente que depuis 5 ans, c’est une traductrice autonome. Elle s’implique dans l’ADQ depuis 2002.

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